SILF 12 — Rédaction Twitter pour la semaine internationale de la langue française

Du 17 au 25 mars dernier, avait lieu la Semaine internationale de la langue française et de la francophonie (que nous avons abrégé sur Twitter par #SILF12). (Pour 2012, les dates sont ici…) Pendant cette semaine, entre autres, il y avait la journée internationale de la francophonie le mardi 20 mars…

Pendant cette semaine, donc, nous, Annie Côté (@annierikiki), Delphine Regnard (@drmlj) et moi (@slyberu) avons eu une idée, après nous être dit que nous devrions faire un projet ensemble, nous les mordus d’intégration des TIC aux apprentissages. L’idée était donc de faire écrire nos élèves en équipe, de façon collaborative sur une page EtherPad, afin de rédiger ensemble une petite histoire (10 phrases) qui serait par la suite diffusée sur Twitter en 10 tweets.

Une autre contrainte d’écriture était qu’il fallait rédiger chaque phrase à partir d’un mot précis. Nous avions constitué une liste de 10 mots (un par phrase, à être intégrés dans un ordre au choix des élèves), 5 plutôt québécois et 5 plutôt français. Si nous avions eu le temps d’impliquer d’autres classes d’autres pays francophones, nous aurions pu ajouter des mots plus spécifiques d’autre(s) pays de la francophonie, mais ce ne fut pas possible.

Pour la liste des 10 mots retenus ainsi que quelques consignes diffusées aux élèves, voir ce lien.

Chaque équipe était composée d’au moins un élève de chacune des classes impliquées. Ainsi, les élèves d’une équipe provenaient d’une classe d’Annie, d’un groupe de Sylvain et d’élèves de Delphine.

La page de ce midi ;-)Dans un premier temps, les élèves se sont donnés les définitions des mots, car pour certains mots, le sens était trop relié à un emploi particulier dans le pays où ce mot est utilisé. Le tout se déroulait dans une page de type EtherPad, où tous peuvent écrire simultanément ou pas, chacun possédant sa propre couleur d’écriture. Nous avons aussi observé certaines conversations dans la fenêtre de clavardage de l’outil, où les élèves se présentaient, parlaient parfois de leurs intérêts, histoire de mieux se connaitre, ou encore se posaient des questions en lien avec la tâche à faire.

Puis vint la rédaction de l’histoire comme telle. Pour certaines équipes, cela se déroula relativement rondement, surtout lorsque les gens arrivaient, malgré le décalage horaire, à être présent en même temps (en mode synchrone) sur la page EtherPad. Pour d’autres, ce fut plus difficile. Il fallait aussi s’entendre sur la formulation, car en 127 caractères, il faut choisir ses mots ! (Note : on parle de 127 caractères, car il fallait se garder de la place pour la balise—mot-clic #SILF12 (8 caractères, incluant l’espace) et pour la numérotation de la phrase et le numéro d’équipe !)

Bref, tout un défi. En plus, notre échéancier était peut-être un peu trop serré, compte tenu que le travail se faisait souvent de façon asynchrone, forcément plus lentement dans ce cas, chacun devant lire ce qu’un autre avait écrit avant de formuler ses propres phrases, ses suggestions d’améliorations, etc. Le mode asynchrone peut ralentir passablement le travail, mais nous ne pouvions procéder autrement, faute de temps, car nous voulions publier des histoires à la fin de la semaine ou juste après.

Par la suite, nous avons fait choisir nos élèves, dans nos classes respectives, afin de déterminer les meilleurs histoires. Au final, 2 histoires sur 10 équipes furent retenues et diffusées sur Twitter. Bien sûr, comme Twitter a horreur de tout ce qui est pérenne, j’en ai gardé copie de nos conversations sous le mot-clic #SILF12 dans CE DOCUMENT PDF. Les 2 meilleures histoires diffusées sur Twitter sont pour leur part dans CE FICHIER PDF pour la première et DANS CELUI-CI pour la seconde.

En guise d’évaluation du projet, nous retenons donc ceci (liste non complète, j’invite mes 2 collègues à ajouter en commentaire s’il y a lieu, merci !) :

Points positifs :

  • Grande motivation des élèves à vouloir écrire une bonne histoire.
  • Découverte de l’outil de type EtherPad pour certains, de Twitter pour d’autres, ce qui crée parfois quelques petites situations où on doit apprendre certaines règles de fonctionnement de base 😉 ! Ce qui est normal, selon moi, les jeunes n’ayant pas toujours conscience que ces fenêtres sont accessibles publiquement, entre autres, si on connait le lien qui nous y conduit !
  • Des anciens élèves (à Delphine et à moi) ont voulu collaborer au projet, car intéressés grandement par ce mode d’écriture et de collaboration.

Points à améliorer :

  • Donner plus de temps, à cause de la lenteur possible lors de travail en mode asynchrone.
  • Expliquer certaines fonctionnalités des outils un peu plus, avant de plonger dans le projet.
  • Impliquer au moins un autre pays de la francophonie lors de l’édition 2013 (?).

 

Rencontre nationale des gestionnaires en éducation… et Twitter

Cette semaine, se tenait la Rencontre nationale des gestionnaires en éducation du MELS (ministère de l’éducation au Québec), portant sur l’intégration des TIC en éducation au Québec. (Le site de la Rencontre nationale étant protégé par mot de passe, voici un lien vers le site où sont regroupées quelques diaporamas Slideshare utilisés…)

Cynthia Ouellette (@recitpi sur Twitter) a eu la brillante idée de rendre accessibles plusieurs sujets abordés lors de cette rencontre, plusieurs vidéos présentées aussi, en ouvrant le “canal” Twitter #TICqc où nous avons pu partager nos idées, nos projets, nos opinions, notre expertise, etc. Bref, où on a pu participer.

Il est évident que tous sur place n’avaient pas de compte Twitter, mais au moins certains écrits publiés lors de l’évènement ont pu ou pourront être lus et peuvent ainsi permettre à la réflexion (et l’action) de se poursuivre…

Fort de mes expériences de compilation de tweets depuis 2009, j’ai pris sur moi de monter un fichier regroupant tous les tweets publiés avec le mot-clé #TICqc lors de l’évènement.

Voici donc cette compilation en format PDF et TXT (texte seul), le PDF étant plus lourd (4,63 Mo ici), car il inclut les “avatars” (visages, pour la plupart) des participants via Twitter. Quant au fichier TXT, il permet, sans être lourd (338 Ko), d’effectuer des recherches par mots-clés plus rapidement.

Le fichier PDF est ici.

Le fichier TXT est ici.

Les cellulaires à l’école… et quoi encore ?

Ce billet se veut la suite du précédent, dans lequel il est question de la discussion que j’ai menée avec mes élèves au sujet des cellulaires à l’école.

Mise en contexte : le vendredi 2 mars 2012, à la suite d’une invitation de la recherchiste de l’émission Maisonneuve en direct, Gabrielle Cimon, à me joindre au débat ressorti ce jour-là par le texte de Chantal Potvin, une enseignante désespérée par la prolifération des cellulaires dans notre société, particulièrement à l’école, j’ai finalement décidé de mener une discussion avec le groupe d’élève avec lequel j’avais un cours lors de cette période-là et de faire parvenir les propos des élèves à madame Cimon par courriel, vu que je ne pouvais être présent par téléphone pendant l’émission. Des phrases de mes élèves ont été lues en direct. On retrouve l’intégralité du texte des élèves et le mien dans le billet précédent.

De plus, le 22 mars dernier, je prenais connaissance d’un autre texte où il est encore question d’enseignants frustrés par la prolifération du cellulaire… Soupirs ! Et je ne parle pas du désormais “célèbre” pourrisseur du web qui nous fait part de ses pièges aux élèves ici et qui fait réagir grandement (1, 2, 3, 4 (compilation de réactions), 5, 6, etc.)

Maintenant, voici mon opinion sur le sujet des cellulaires et des technologies en général à l’école.

Comme l’électricité au 20e siècle a apporté une accélération formidable de la vie quotidienne en général, les technologies d’aujourd’hui (particulièrement les réseaux sociaux) apportent une formidable amplification des comportements (disait André Caron à l’émission Maisonneuve en direct du 2 mars), les bons comme les mauvais (ajouté-je). Il faut donc éduquer à cette amplification et aux comportements socialement reconnus comme bons et mauvais, comme toute société de chaque époque a toujours dû éduquer ses jeunes (et moins jeunes qui s’égarent parfois!). Donc aujourd’hui, il faut éduquer au numérique, ET ÇA PRESSE !…

Personne aujourd’hui ne voudrait abolir l’électricité, cela semble être une évidence, sauf peut-être pour quelques groupes marginaux désirant vivre en … marge de la société, justement. Probablement que personne demain ne voudra abolir les cellulaires non plus, ou les autres appareils mobiles. Nous sommes toujours dans une époque transitoire par rapport aux technologies qui émergent… Il est donc normal, pour un temps, de retrouver ce genre d’attitudes ou de comportements de la part des gens qui disent que «c’était bien mieux avant, dans l’ancien temps, etc.» (L’école a aussi vécu ça avec l’arrivée de l’ardoise, du style à bille, des transparents (acétates), de la vidéo, etc.) Mais ce genre de “raisonnement” ne peut faire qu’un temps, car la roue continue de tourner, la société d’avancer, et il faut bien finir un jour par prendre le taureau par les cornes, sinon nous aurons perdu énormément de temps et d’énergie à résister au changement qui finit par s’imposer de toute façon. Alors autant consacrer nos énergies tout de suite à définir ensemble ce qu’on veut faire des outils avant qu’on nous impose des usages, etc. Soyons pro-actifs !

(Évidemment, à propos de l’électricité ou autre inventions, je ne fais que déduire certaines choses ici, car je suis trop jeune pour me rappeler l’apparition du téléphone “ordinaire” ou l’avènement de l’électricité, cette chose étrange qui apportait avec elle bien des nouveaux appareils facilitant la vie quotidienne, etc. Suscitant parfois la crainte comme lors de l’apparition de l’automobile, etc.)

On peut poser la question autrement : peut-on vivre sans cellulaire ? Certains diront oui, pour encore un certain temps… On pourrait aussi se demander si on peut vivre sans électricité. Personne de sensé aujourd’hui, en 2012, pourrait dire oui. En même temps, comme je le disais ci-dessus, bien sûr qu’on peut vivre (ou survivre) sans électricité : la preuve, lors de pannes électriques, notre coeur continue de battre et on sort le petit poêle au butane ou son barbecue pour se faire un café 😉 ! Mais ce n’est pas ce que j’appelle vivre sans électricité de façon continue ou durable.

De plus, si on continue de pousser le raisonnement, on pourrait même se demander si on peut vivre sans agriculture ou sans élevage et ne survivre que de chasse, de pêche et de cueillette de fruits sauvages… comme il y a des milliers d’années. (OK, je l’admets, ça me tentait de charrier un tout petit peu, mais il y a quand même une partie potable à ce raisonnement poussé dans ses derniers retranchements 😉

Rendu à cette limite, on se fera vite accuser d’utiliser un raisonnement tordu, que pour les cellulaires, ce n’est pas pareil, etc. Ce à quoi j’ai immédiatement envie de répondre : «Ah oui ? Ah bon !»

Je trouve personnellement que chaque époque apporte ses améliorations, ses innovations… et ses problèmes aussi, bien sûr. Jouer à l’autruche n’aidera en rien, d’un côté comme de l’autre… Je ne me souviens pas avoir vu une société entière renier son époque ou les technologies de son époque au point d’en bannir l’usage au grand complet. (Si cela s’est produit et que vous avez un exemple, dites-le-moi et je vous en remercierai.) Alors, me dis-je, autant faire avec et éduquer à un bon emploi de ces technologies, et ce, le plus rapidement possible afin, justement, d’éviter un trop grand nombre de dérives !

Pour ce qui est de l’école, je dis simplement ceci : une école qui nie l’existence des technologies, c’est une école hors de la société, mais qui souhaite pourtant éduquer les jeunes à la vie dans cette même société. Paradoxal, non ? De plus, l’école n’est plus ce sacro-saint sanctuaire du savoir, lieu exclusif où l’on s’abreuvait de connaissances… Oui, les profs ont encore des connaissances (je l’espère !), mais ils n’en ont plus le monopole. Peut-être que c’est vu comme une perte de pouvoir par certains et, comme toutes les pertes de pouvoirs, ça fait peur. Mais on pourrait aussi, comme enseignants, se demander sur quoi avons-nous encore du pouvoir et s’en servir, pour le bien de nos élèves (ne jamais l’oublier). Je crois sincèrement que nous avons du pouvoir sur les changements, que nous pouvons faire une différence si on sait saisir les opportunités. Mais pour cela, il faut être éveillé… et veiller, de cette veille active, sur le web et ailleurs.

Donc, les enseignants (tous) ont la responsabilité, dans cette société en évolution constante, de former les jeunes à un usage intelligent des TIC et de leur faire développer, en collaboration avec tous les acteurs (*), les compétences nécessaires pour ce faire. Pour éduquer aux technologies, on n’a pas à tout connaitre des détails techniques de ces outils technologiques, mais on a à repenser la pédagogie (et l’évaluation) en lien avec l’utilisation de ces technologies qui changent les façons de faire, les façons de créer du contenu, les façons d’interagir dans la société en général, etc.

(*) Les acteurs autres que les enseignants sont tous les secteurs reliés à l’enseignement, entre autres les services informatiques, qui doivent être au service (le mot le dit, non ?) de la pédagogie, qui doivent s’asseoir avec les pédagogues afin de répondre aux besoins (parfois criants dans certaines commissions scolaires), qui doivent être au centre d’un climat de collaboration, et non dans une tour d’ivoire obsédée par la sécurité uniquement comme on voit à certains endroits. Pour éduquer les jeunes, il faut un réseau ouvert, connecté au réel, et non un vase clos avec des murs ou des filtres à outrance. Et ça, les services informatiques commencent à le comprendre à certains endroits, selon moi.

 

En terminant, quelques objections en lien avec certains arguments souvent utilisés :

Les dépendances :

-Des esclaves de la télé, ça existe. Des esclaves de n’importe quelle technologie, ça existe. Il faut donc contrer ces esclavages, les prévenir le plus possible, tout en étant conscient des avantages des technologies.

L’enseignement vs les apprentissages :

-On entend trop souvent : «Mais on est dans un milieu d’enseignement». Ce à quoi je réponds : «Eh oui ! Et on n’est pas dans un milieu d’apprentissage et/ou de réussite…?» Qu’est-ce qui est le plus important ? Une fois que nous aurons répondu à cette question, on pourra avancer.

 

Bref, selon moi, OUVERTURE ET ÉDUCATION, plutôt qu’interdiction et censure.

 

P.S.: Il faut de plus être conscient que, de plus en plus, le sensationnalisme médiatique fausse (à divers degrés selon les situations) le débat plus souvent qu’à son tour. En effet, de plus en plus de médias, soucieux de leurs cotes d’écoute avant toute chose, tombent dans ce sensationnalisme qui se répand trop souvent comme une trainée de poudre, rognant chaque jour un peu plus d’objectivité à l’information pure. Évidemment, aucun de ces concepts n’existe à l’état pur à 100% dans la nature (humaine). L’information comme l’opinion et le sensationnalisme se partagent toujours un évènement comme des gens se partagent une tarte. Reste juste à savoir qui réussit à s’emparer de la plus grosse portion. Et ça, ça ferait tout un… débat 🙂 !!!

C’est un peu comme les politiciens qui vivent un peu trop d’après les sondages et les cotes, eux aussi… Trop souvent.

 

Clair2012 – les tweets

Avant de faire ma synthèse du colloque-barcamp Clair2012, permettez-moi de mettre en ligne (enfin, diront certains) la compilation presque complète des gazouillis (tweets) postés avant, pendant et un peu après l’évènement Clair2012, tenu à Clair, NB, à l’école C@HM.

D’abord quelques statistiques ainsi que la méthode approximative utilisée pour trouver quelques résultats…

Dans le logiciel Pages (Word plantait), j’ai copié-collé tous les tweets récoltés par petits (!) fichiers dans TextEdit, un traitement de texte très “de base” mais qui permet de conserver les images des gens qui twittent. Fichier obtenu = 753 pages :-))) J’ai ensuite transformé le tout en fichier “texte pur” (.txt) et j’avais alors 450 pages quand même.

En faisant quelques recherches par mots clés dans cet énorme fichier texte, j’ai obtenu ceci :

nombre de tweets approximatif : 4500. (Explication un peu plus bas dans ce billet)

tweets mentionnant (ou émanant des) les usagers suivants :

C’est tout pour la catégorie 200 tweets et plus !

Si quelqu’un a d’autres noms à me soumettre, faites-le en commentaires de ce billet, svp ! Merci ! Il se peut fort bien que j’en aie échappé quelques uns parmi nos plus actifs 😉 !

J’ajoute ici en terminant ce petit “palmarès” que la conférence la plus “twittée” fut sans contredit celle de @ewanmcintosh, puisque j’ai été “obligé” (juste pour être sûr) de faire 3 copier-coller PENDANT la conférence, alors que pour les autres, je pouvais attendre (de justesse, il est vrai) à la fin de la conférence, après avoir mis à jour la compilation juste avant le début de chacune.

LES FICHIERS :

Les voici :

MISE À JOUR seront faites (avant le début de ce billet) avec les tweets diffusés après le 15 février 2012 AM… À surveiller sur Twitter, je l’annoncerai.

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Explications :

J’ai utilisé au départ search.twitter.com avec “#Clair2012” comme mot-clé recherché. Ce site donne les dates et heures de façon relative, alors les “1 hour ago” datent du moment où j’ai fait la compilation ou l’affichage de ces données… Pas très pratique.

Par la suite, search.twitter.com a planté solide, alors je me suis tourné vers tweetchat.com, grâce à @ProfNoel (111 comme “score”), lequel affiche les dates en valeurs absolues.

Pour connaitre la totalité des tweets, 2 méthodes étaient donc possibles :

1-Rechercher toutes les occurrences du mot “ago” dans les dates relatives et additionner toutes les occurences du mot “Feb” dans les dates absolues, ce qui donne 1297 + 3179 = 4476 tweets

2-Rechercher toutes les occurences de “#Clair2012”, ce qui donne 4276. J’aurais donc, dans ma liste, 200 tweets où il ne serait pas écrit #Clair2012 directement ? En enlevant le #, j’arrive à 4326 tweets : autre bizarrerie que j’ai n’ai pas le temps de creuser. Encore là, si quelqu’un trouve, commentez ! Merci !

3-De plus, entre les 2 façons de recueillir les tweets, j’ai “perdu” environ 140 tweets que j’ai tout de même conservés en prenant 35 captures écran de ma colonne Tweetdeck, chacune des captures contenant 4 tweets (parfois 3, car je me rappelle avoir fait au moins une erreur de capture… 35 X 4 = 140 tweets.

Voilà donc comment j’en arrive à estimer autour de 4500, le nombre de tweets total rédigés du 2 au 15 février à propos de Clair2012.

Expérience Tiki-Wiki — La fin :-(

Depuis environ 3 ou 4 ans, j’essaie de développer des outils facilitant l’intégration des TIC pour mes élèves. Évidemment, dans un milieu qui en est à ses premiers balbutiements en la matière, on se doit de développer une autonomie professionnelle la plus grande possible. Sauf que, quand on ne connait pas tout, il faut alors faire appel aux aides disponibles, via nos réseaux, ce qui, justement, aide beaucoup ! Voici donc un petit bilan de ces années où j’ai développé des réseaux d’apprentissages d’abord sur la plateforme Ning, puis sur TikiWiki, et maintenant, Buddypress, mon nouveau petit réseau qui démarre à peine…

 

L'éducation saura-t-elle intégrer les TIC ?
Sylvain Bérubé - ©2011

Il y a environ un an et demi, à la suite du changement de politique de Ning (qui devenait payant), j’avais décidé de migrer mon site de classe (que je voulais interactif — j’y reviendrai) vers une autre forme de réseautage. Lire ici : apprivoiser un nouvel outil.

Je lorgnais du côté de ELGG ou de Buddypress. Je me suis fortement fait déconseiller ELGG, qu’on risquait de s’y casser les dents si on n’était pas un peu programmeur dans l’âme, etc. J’avais donc choisi Buddypress. Mais comme je n’y connais rien, que mes semaines ont déjà 80 heures et plus, j’ai demandé de l’aide et j’en ai eu. 🙂

En tentant d’installer Buddypress, une mésaventure arriva, sans qu’on ne sache, au départ, à quoi c’était dû. On a fini par savoir, avec une autre aide, à distance celle-là, qu’il y avait un problème dans la base de données, chez mon hébergeur… un “pas trop cher” et américain… (Autonomie et débrouillardise, je disais : incluant celle du portefeuille ! Sans déduction fiscale possible…)

Mais tout ça, c’était après que cette précieuse aide extérieure m’ait convaincu d’installer Tiki-Wiki au lieu de Buddypress. Alors je me fiai à mes ressources externes et j’installai, avec cette personne, un beau “moteur” Tiki-Wiki tout neuf et commençai à faire mon site de classe. Puis, je dus partir en congé de paternité, “fiston 2” étant né au printemps dernier.

Cet automne (2011), je renoue avec Tiki-Wiki. Des bogues commencent alors à me taper sur les nerfs de plus en plus. J’inscris quand même mes 120 élèves. On commence à l’utiliser tout en cherchant à solutionner les bogues. Avec mon aide externe, on décide de faire une mise à jour. Mal nous en prit : elle introduisait plus de bogues qu’elle n’en réglait : tout s’affichait tout croche, impossible de trouver un “thème” qui permette un affichage cohérent, etc. Bref, un site non présentable en public. Moi qui voulais inscrire les blogues de mes élèves sur Partajeunes… on reporte… encore !

En désespoir de cause, et en dépit du fait qu’on m’ait vanté la fantastique et merveilleuse communauté de Tiki-Wiki (De qu’ossé ???), on a fini par décider d’installer… Buddypress ! Mon premier choix qui revient, après un an et demi de presque perdu 🙁 !!! Bon OK, disons que j’ai appris… à haïr un outil. C’est déjà ça. J’ai aussi appris que cette communauté peut être muette le moment venu où on en a besoin. Je dois être “une mauvaise expérience”… Je ne saurai sans doute jamais. Et je n’ai pas le temps de chercher à savoir. Dommage.

Et voilà où j’en suis, après des mois passés à tenter de résoudre des maudits problèmes insignifiants qui, additionnés, sont une perte de temps pour qui n’a pas ce précieux temps à consacrer à toutes ces “geekeries”… et pour qui n’a pas l’argent pour acheter des solutions clé en mains.

Vous me direz que j’ai une commission scolaire qui veille aux besoins des profs. Je répondrai que j’ai appris cet automne, grâce à un tech info de ma CS présent sur Twitter, le nom de mon nouveau conseiller RÉCIT… qui depuis, veut me voir. Je vais émerger de mes piles de corrections et le voir, oui ! (Formation ce 6 février) De plus, ma CS a un outil qui se veut polyvalent, mais qui dans les faits (je l’ai testé à son implantation — je sais, ça date, mais bon !), s’avère être ultra non-convivial et, surtout, pas du tout interactif, pédagogiquement parlant : et j’ai nommé le malheureux et trop cher Portail Édu-groupe de la GRICS qui sera abandonné après cette version dont on estime la durée de vie à 3 ans (3 ans en informatique, pour paraphraser quelqu’un, c’est une éternité, au moins !) Je pense sincèrement que les gens de ma CS auraient intérêt à consulter ce qui s’est déjà fait et devraient utiliser l’expertise déjà présente, comme dans l’exemple ci-dessous où un ex-collègue (il est rendu au MELS) a élaboré plusieurs stratégies facilitantes…

Faciliter l'utilisation des blogues scolaires — François Guité

Donc, d’ici peu, vous aurez sur cette page, un lien qui conduit à mon site de classe fraichement (ré)implanté, en espérant que ça fonctionne mieux, cette fois-ci. En attendant, j’ai fait faire à mes élèves CHACUN une page blogue personnelle. Ce sera leur blogue (indépendant) pour le temps qu’ils voudront. Mon site de classe deviendra un agrégateur de leurs publications, en plus des autres fonctionnalités, comme les liens à consulter, les forums, etc. Comme ça, ça devrait être un peu plus simple, ose-je espérer.

Pour réaliser ceci, j’ai décidé de séparer l’hébergement des sites également. De sorte que j’ai dû allonger une autre somme pour héberger mon site de classe, devenu distinct de ce site-ci. Comme je ne voulais pas payer ladite somme, j’ai essayer de trouver du financement à l’interne… mais comme je voulais ouvrir mon site cette année (!), j’ai finalement trouvé, au fil d’une conversation impromptue, un généreux mécène (pour cette année !) qui préfère entretenir le mystère sur son identité. En cette époque, je trouve quand même étonnant qu’une école ou une CS, quelle qu’elle soit, ne développe pas plus ou ne consacre pas plus de son budget aux projets d’intégration des TIC reposant sur le pur volontariat. Juste une petite aide budgétaire, parfois, ça fait (ferait) toute la différence…

Je me dis, par contre, qu’au moins je conserve toute mon indépendance dans mes projets, vu que mes aides, financières comme techniques, sont entièrement externes ! Mais l’indépendance est parfois lourde à porter, en temps consacré comme en dollars… et alors je me dis qu’il faut vraiment vouloir, pour intégrer les TIC à la pédagogie. Car intégrer les TIC à la pédagogie, ce n’est PAS ajouter un tableau blanc et un portable par prof (1). L’outil aide l’utilisation, mais l’intégration pédagogique, elle, est quelque chose de beaucoup plus profond, qui vient de l’intérieur du prof, une motivation intrinsèque en quelque sorte… et qui apporte plusieurs modifications sur le plan pédagogique, je vous le jure.

Note :

(1) J’ai ouï dire que de plus en plus de ressources du MELS sont mobilisées, ces temps-ci, pour trouver (au plus vite ?) des applications pédagogiques pour TBI. Tout devient progressivement centralisé sur cette question… balounes politiques oblige ! Et le reste, lui, l’intégration véritable des TIC ? On reporte aux calendes grecques ? J’ose encore espérer que non, éternel optimiste que je suis, mais le réalisme et les difficultés érodent parfois sérieusement cet optimisme, même s’il est d’une résistance quand même importante. Heureusement.