Changer de peau… après presque 8 ans !

Voilà, c’est fait !

Le site 2009-2017!!!Mon site/blogue vient de faire peau neuve après presque 8 ans. Le dernier changement datait de 2009, vers juin, moment où j’étais passé de Blogger à WordPress, avec la création de l’adresse sylvainberube.com. Il était temps diront certains, sinon plusieurs.

Personnellement, le temps me manquait. J’ai profité d’une accalmie forcée par Dame Nature, qui m’a gratifié d’un rhume plus que carabiné, pour passer quelques minutes à choisir un thème et à réajuster la colonne de droite (sidebar). Ça donne aussi un thème plus actuel, disons, les images prises dans mon navigateur (Vivaldi) avant et après le changement en témoignent…

Le site en 2017.Vous me direz en commentaire ce que vous en pensez, si jamais vous laissez un commentaire, car la chose ne se fait plus autant qu’avant, les gens préférant les espaces éphémères où à pérennité moins évidente comme Facebook (le roi du cafouillis quand on veut chercher plus profondément — Ça doit être ça, le Nuage… ou la brume!) ou Twitter.

Merci à Catherine pour la photo prise un certain soir de décembre 2015.

Sur ce, on se dit à dans 13 ans, si on suit la suite mathématique des mises à jour de thème ici (après 3 ans, après 8 ans…) [3+5=8 / 8+5=13]

Sinon, dans 21 ans !!! [3 x 2,67 = 8 / 8 x 2,67 = 21]

Je blague… bien entendu !

 

En tout cas, on est loin de 2006 ! Heureusement !

#Clair2017 – à distance

Clair2017LOGOEn cette fin de semaine, du 26 au 28 janvier, j’ai assisté (à distance, mais si près) à la 8e édition du colloque Clair, tenu au village du même nom (Pour un temps encore, puisque des fusions sont dans l’air, selon monsieur le Maire).

Clair2017, c’est un village entier (de 857 habitants) qui se mobilise pour accueillir plus de 325 personnes dans l’école du village (le CAHM), qui regroupe environ 200 élèves du village et de quelques villages aux alentours.

Clair2017, c’est un accueil ultra-chaleureux de ces gens, humains, profondément à l’écoute des autres, qui nous font entrer dans leur univers, un univers où il fait bon se retrouver. Comme une famille élargie.

LaboCreatifVisite
Allez, hop ! On va visiter l’école et parler à des élèves grâce au robot de téléprésence 🙂

Clair2017, ce sont 200 élèves qui nous font entrer au coeur de leurs apprentissages, de leurs projets, qui expliquent, enseignent à leurs visiteurs, qui partagent et collaborent. Avec le monde entier, au final. Ils sont notre avenir et ils y arriveront bien préparés. (Photos de la visite des classes sur le blogue de madame Josée)

Clair2017, ce sont les frontières qui tombent, les murs qui n’existent pas : à preuve, je m’y suis promené sans y être physiquement : une première pour moi ! Clair2017, c’est l’ouverture à son meilleur.

Clair2017, ce sont ces visiteurs de partout au pays, et même plus loin, qui prennent plaisir à se retrouver ou à se rencontrer pour une première, mais sûrement pas une dernière fois.

Clair2017, ce sont toutes ces forces et ces équipes, fédérées par Roberto Gauvin, le directeur de l’école et instigateur de ce grand rassemblement il y a déjà presque 8 ans de cela. Il nous avait convaincus, nous, les pédago-tweeteux de la première heure à l’époque, qui voulions changer le monde. En éducation d’abord, le reste suivrait.

Clair2017, c’est finalement cette formidable énergie (dont j’ai parlé l’an dernier), ce fantastique élan qui nous est donné, afin de pouvoir poursuivre dans nos voies pédagogiques, à préparer le monde de demain, avec les outils d’aujourd’hui, et les compétences nécessaires qui doivent être développées.

Clair2017, ce fut aussi une prise de conscience, amenée entre autres par ce tweet de Sylvain Desautels : après 8 éditions, il est temps d’élargir encore plus nos horizons, d’influencer encore plus de gens, plus de décideurs aussi, afin d’arriver au 21e siècle avant que la moitié ne soit déjà passée. Pour cela, nous devrons convaincre nos dirigeants qu’il est temps d’apporter une sérieuse évolution à notre système d’éducation. Une évolution dépourvue de guerre de clochers, dépourvue de silos tous plus “castrants” les uns que les autres. Plus que jamais, il nous faut réseauter, réseauter TOUT le monde sans exception, suivre l’exemple donné par Clair où chacun s’implique avec toutes ses forces. Déjà, le ministre québécois de l’éducation, Sébastien Proulx, a écrit sur Twitter qu’il attend notre invitation pour Clair2018. En tant que membre du comité organisateur, j’ai noté cette attente avec de l’«encre» indélébile. De plus, Alain Fortier, le président de ma commission scolaire (pourtant représentée sur place que par 3 personnes : 4 si je m’inclus, même si «à distance») nous a aussi fait un petit “coucou” sur Twitter avec le slogan de la CS : il suivait donc le colloque, au moins en partie. Que diriez-vous, monsieur Fortier, d’assister à Clair2018 avec une grande équipe de dirigeants, de directions d’école et de pédagogues (CP, enseignants, etc.) de notre commission scolaire l’an prochain ? Mon invitation est lancée 🙂 Ensemble, devenons leaders de l’éducation d’aujourd’hui pour un meilleur monde de demain*.

Assister à l'enregistrement de LaSphère en direct :-)
Photo par Martin Lessard, je crois, pendant l’enregistrement de LaSphère (émission du 28 janvier, enregistrée la veille à Clair2017).

Cette année, même si je ne pouvais me rendre physiquement à Clair, mon coeur y était totalement, pendant les 3 jours. Mes doigts étaient actifs (hyperactifs, diront certains!) sur le clavier de l’ordinateur, via le canal Twitter de l’évènement. Et Roberto me fit un immense cadeau en me donnant un accès au robot de son école. Grâce à ce robot de téléprésence, j’ai pu me promener, littéralement, dans l’école, parmi les participants, me permettant de vivre en partie ce que je considère comme un essentiel à Clair, converser avec les participants, retrouver des amis, des pédagogues qui m’allument, qui m’inspirent professionnellement, qui m’alimentent. Bien sûr, je n’ai jamais pu avoir toutes les conversations que j’aurais pu avoir en étant pleinement présent physiquement, mais disons que ça a rendu mon absence plus facile à accepter.

L’an prochain, si je respecte la périodicité qui semble s’être installée depuis 2012, je devrais y être physiquement. 🙂

Alors pour toutes ces raisons : il FAUT aller à Clair, c’est un incontournable : je le dis depuis 2010 et ma pédagogie en a grand besoin, mon humanisme aussi. Entrez dans la danse et allons faire un tour en 2018, accompagnés de nouvelles personnes à qui il faut faire connaitre ces voies d’avenir qu’on voit déjà dans l’aujourd’hui de Clair.

 

*En ces temps troubles, à la suite de l’horrible fusillade qui a eu lieu presque dans la cour de mon école, ces mots, pensés en fin de semaine, revêtent un sens d’autant plus chargé et font ressortir l’urgence de construire des ponts au lieu de s’enfermer dans des silos ou des idées noires qui, tournées en boucle, finissent par détruire au lieu de bâtir.

 

P.S.: Quelques post-scriptums 🙂

Merci à “toute la gang” du comité de programmation : les courriels qu’on s’échange tout au long de l’année nous permettent de bâtir ensemble un colloque apprécié chaque année. Continuons d’être à l’affut. Quant à ceux qui me lisent, ne vous gênez pas pour nous faire vos suggestions !

Merci encore à Roberto pour la disponibilité du robot de téléprésence !

Merci aux gens de Clair et du CAHM pour leur implication et leur accueil merveilleux. J’ai hâte de vous revoir, car après avoir vu Clair et le CAHM, on est attaché pour toujours, je crois !

Merci à toute l’équipe de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston pour leur infatigable travail qui nous permet d’avoir la webdiffusion chaque année. Pour ceux à distance, dont j’étais cette année, c’est un service essentiel, comme je l’ai écrit sur Twitter. Merci Jocelyn, Denis et tous les autres que je ne connais pas personnellement !

Merci à tous les participants, et vous étiez nombreux cette année (un record !), pour avoir partagé sur les réseaux sociaux, les rendant ainsi beaucoup plus utiles et agréables à vivre, tout en nous faisant avancer dans notre réflexion de la pédagogie d’aujourd’hui et de demain !

Quelques photos, en bonus !

Conversations avec le robot, dont une avec fistons (on n’en voit qu’un à l’écran à ce moment…

Manon-RobotSB
Rencontre avec Manon Richardson
AlexisAClair
Juste avant le souper “Poulet BBQ” : conversation avec Jocelyn et Patrick… et les fistons.
TchinTchin
Un petit verre et une conversation… comme si j’y étais, ou presque.
SpectacleMusique
Marc-André et Chantale, des amis de longue date de Clair et enseignants de musique au CAHM et ailleurs, dont j’ai pu écouter la prestation quelques moments.
LaSphere-Enregistrement
Vendredi midi, 27 janv. Enregistrement de l’émission LaSphère du samedi 28.

De déduction d’impôts pour les profs

RentreeScolaireRécemment, lors du dépôt du dernier budget fédéral (mars 2016), le nouveau gouvernement Trudeau (Justin) annonçait que les enseignants allaient enfin pouvoir déduire une partie (15%, 150$ maximum) de leurs dépenses réalisées dans le cadre et pour leur travail, mais avec leur budget personnel.

Évidemment, cette nouvelle a suscité certains remous au sein même de la profession enseignante. Certains sont heureux de la reconnaissance d’un fait qui existe depuis très très longtemps, d’autres, bien au contraire, sont en colère que ce fait, pour les profs, de dépenser annuellement souvent plusieurs centaines de leurs dollars personnels soit ainsi “institutionnalisé” et normalisé, voire même banalisé.

Pour ma part, j’hésite encore à me positionner d’un côté ou de l’autre. Je m’explique.

Il y a très longtemps que je constate qu’un nombre assez grand de profs dépensent plusieurs centaines de dollars par année pour élaborer du matériel scolaire pour leurs élèves. (Je le constate aussi à même mon budget familial — nous sommes 2 profs à la maison). Les raisons principales tournent toutes autour du budget de classe bien trop limité pour permettre plus que ce maigre petit “ça”, qui se révèle trop vite insuffisant. Alors comme les profs aiment beaucoup (trop diront certains) leurs élèves, qu’ils veulent beaucoup (trop?) que leurs élèves réussissent tous, qu’ils veulent énormément (trop?) que leurs élèves aient en main le matériel le plus adéquat possible, ces profs n’hésitent donc pas à puiser à même leur propre portefeuille pour acheter ce matériel.

Et ceci, c’est sans compter les crayons, le papier et bien d’autres produits semblables que beaucoup de profs achètent avec leur propre argent également.

Quelques exemples :

  1. À mon école, jadis, nous avions un budget de 15$/an pour nous procurer au magasin scolaire des stylos (rouges et autres), du papier, et quelques autres babioles utiles dans l’exercice de nos fonctions. Ce montant a été aboli depuis quelques années. Alors plusieurs, plutôt que de remplir un formulaire afin de faire acheter à même un quelconque tiroir budgétaire de l’école certains de ces accessoires (et dont la pertinence de l’achat pourrait théoriquement être sujet à discussion), préfèrent acheter désormais ces objets avec leur propre argent : on gagne ainsi en rapidité et en efficacité.
  2. Parfois, dans certaines écoles, il faut fournir la liste des objets et le nom du magasin à l’avance, dans un formulaire, afin de pouvoir se faire rembourser : des profs alors décident, lors d’une visite impromptue dans un magasin, d’acheter sur-le-champ, pour pouvoir profiter d’un spécial, par exemple, mais alors la transaction se fait avec son propre argent, sans possibilité de remboursement par l’école.
  3. Dans d’autres cas, plus “extrêmes”, je connais des profs qui achètent une fois l’an un iPad pour leur classe du primaire, afin que les élèves puissent y réaliser certaines activités d’apprentissage. Oui, ça va jusque là parfois ! D’autres cas moins extrêmes : les profs qui achètent eux-mêmes des applications pour leur iPad personnel… qui sert en classe !
  4. Enfin, il y a sûrement d’autres “variantes” selon les milieux (Vous pouvez les ajouter en commentaires…)

1205208_le-numerique-pour-lutter-contre-lechec-scolaire-web-tete-021747154300Personnellement, quand j’ai décidé de prendre, en 2007, le virage numérique pour de bon (J’avais “résisté” jusque là à l’achat d’un portable, faute de budget…), je me suis acheté un ordinateur portable moi-même (en bénéficiant toutefois d’une mesure de remboursement (de ma commission scolaire) par retenue à la source pendant 2 ans : une façon de faciliter l’acquisition, mais c’est quand même moi qui paie en bout de ligne! Sans déduction fiscale.)

Je me rappelle alors avoir discuté avec le vice-président de mon syndicat (rencontré par hasard dans les couloirs de l’école) du fait que cette dépense devrait faire l’objet d’une déduction fiscale à raison du pourcentage d’utilisation de l’appareil dans le cadre de mon emploi, jusqu’à concurrence d’un seuil entre 50 et 75%. Je m’étais alors fait regarder d’une façon presque extraterrestre 😉 Mais je sais que depuis, l’idée a fait son chemin…

lenovo-ibm-thinkpad-e431-notebook-computerChemin qui a été interrompu en cours de route (!), lorsque l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, annonça en grandes pompes que tous les enseignants du Québec auraient désormais un portable. Évidemment, ce que ces annonces ne disent pas, c’est que, trop souvent, l’appareil est au choix de la Commission scolaire, qui est elle-même soumise au choix du Centre de services partagés du Québec (ou autre décideur semblable dont j’ai déjà parlé ici, avec déception et presque colère), etc. Et je ne parle pas ici des lobbys parfois amis du régime au pouvoir, qui influencent parfois grandement le choix. Bref, du matériel non choisi, parfois avec des configurations barrées, dans certains milieux, etc., et qui peut répondre souvent de façon inadéquate aux besoins pédagogiques. Personnellement, je me rappelle avoir pensé et dit à ce moment que j’aimais mieux choisir l’appareil avec lequel je suis plus productif et avec lequel je peux être plus efficace plus rapidement, quitte à n’avoir accès qu’à un remboursement partiel de la valeur de l’appareil : pourquoi pas ? Apple_Macbook_Pro_15_35781448-4070Ça me semble plus logique d’aller dans le sens du choix utilisateur, selon les véritables besoins, plutôt que ce choix se fasse exclusivement en top-down où l’employé doit encore subir plutôt qu’agir avec plus d’efficacité. Bref, j’ai eu mon PC portable “de Jean Charest”, il ne sert qu’occasionnellement, et je continue d’être beaucoup plus rapide et productif avec mon Mac, voilà !

Alors pour en revenir à la déduction du gouvernement Trudeau, je trouve qu’elle ne va pas assez loin, pour ma part. Le fait des dépenses personnelles existe depuis trop d’années pour que l’on puisse revenir en arrière en un nombre suffisant d’années avant que je ne prenne ma retraite !!! Plus sérieusement, je doute fort que l’on puisse renverser la vapeur efficacement, compte tenu de plusieurs facteurs : les profs aiment trop voir réussir leurs élèves pour sacrifier environ une génération, le temps que ça prendrait sans doute pour faire valoir les revendications matérielles en lien avec les dépenses personnelles des profs pour du matériel “de bureau” (ou d’éducation et d’apprentissages).

Je sais bien, pourtant, que dans bien des corps d’emploi, l’employé ne fournit ABSOLUMENT RIEN de sa poche pour pouvoir exercer ses fonctions. Mais je sais aussi que, dans le cadre de leurs fonctions, d’autres catégories employés doivent fournir leur matériel (chauffeur de taxi qui fournit l’auto, musicien salarié qui fournit ses instruments de musique, etc.), MAIS ALORS ces employés bénéficient de déductions fiscales parfois substantielles ! DONC, les profs qui fournissent ainsi du matériel (et ils sont légion) devraient pouvoir avoir la reconnaissance de leur commission scolaire ou de leur direction, afin de pouvoir remplir le formulaire T2200 (et T777) au fédéral (TP64.3 et TP59 au provincial au QC) et ainsi bénéficier d’une déduction fiscale. Le gouvernement Trudeau a créé une “case spéciale profs” au lieu d’utiliser le T2200, d’accord, mais alors la déduction doit aller BEAUCOUP plus loin qu’un petit 15% dont le maximum est de 150$ (ce qui représente tout de même 1000$ de dépenses au départ !). De plus, cette déduction doit se faire autant au fédéral qu’au provincial (Après tout, l’éducation est une compétence provinciale, non ?).*

Voilà, au final, ce que je pense actuellement de cette mesure. Libre à vous d’en discuter ici 🙂

*NOTE : je sais, pour l’avoir vu passer sur le groupe Facebook “Enseignants et enseignantes du Québec”, qu’il y a eu discussion à propos du formulaire fédéral de “conditions d’emploi” (T2200). Au moment où j’écris ce billet, je ne sais pas encore combien de profs ont réussi à faire signer ce papier par leur employeur, mais tout cela me semble indépendant de la nouvelle mesure Trudeau dont il est question ici.

Être réseau

social-networkingÇa fait longtemps que je nourris une forme de réflexion (dans l’action) sur et à propos des réseaux sociaux. Ça fait longtemps que j’ai personnellement choisi la ligne du compte unique, où je suis moi-même en tout temps. Par exemple, sur Twitter, je diffuse, parfois beaucoup, lors de colloques où j’ai la chance d’être présent, question d’alimenter les absents, je diffuse parfois dans le cadre de ma profession, en partageant de l’information, ou encore en échangeant, en discutant avec d’autres collègues éducateurs, et enfin, parfois à titre personnel, juste pour jaser!

Tout ça avec le même compte : ce que j’appelle (pour moi, mais je respecte les choix différents du mien) la schizophrénie web, non merci, pas pour moi.

Et ainsi, au fil des ans — j’étais sur les babillards électroniques (Agora, les plus vieux se souviendront) dans les années 90, puis sur la blogosphère, twittosphère, etc., depuis 10 ans —, je me suis bâti un réseau sur le web.

Avec la mort de Jean Lapierre et avec tous les témoignages qu’on a entendus, tous empreints profondément de l’émotion innommable des circonstances de la tragédie tout aussi innommable, j’ai nourri ma réflexion à propos de cet homme très apprécié (et cette appréciation n’est pas du “fake posthume” qu’on voit parfois à la mort de certains!). Il m’apparaît clairement que Jean Lapierre, fortement présent sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook), était vraiment un gars de réseaux. En fait, les réseaux sociaux, pour lui, n’ont été que la continuité de son réseautage amorcé et construit depuis des décennies, en étant simplement proche des gens, les “petits” comme les grands. Ce genre de réseau se construit une personne à la fois, de façon authentique et sincère. Ma conclusion est qu’un tel réseau ne peut se construire sans qu’on s’intéresse profondément aux gens qui composent et qui forment ce réseau, un tel réseau ne peut exister sans ce que je nomme les échanges véritables et humains.

NetworkingEt ça m’a naturellement amené à la façon avec laquelle les “gestionnaires de communautés” —comme le veut le titre consacré à cette fonction de plus en plus présente dans les entreprises— sont parfois présent sur les réseaux sociaux. [Ici, je me dois de souligner le très bon texte de Sylvain Grand’Maison où il aborde cette question, principalement son point 2]. Quand tu es présent sur les réseaux sociaux juste pour faire ton “pitch” de vente, sans jamais échanger avec les gens, quand tu ne fais que diffuser tes lignes et tes phrases pré-écrites, ne t’attends pas à développer un réseau signifiant. Il y a peut-être quelques méga-vedettes qui peuvent parfois le faire et être suivies par des milliers de personnes, mais encore ici, on ne parle pas d’échange et de discussions avec les gens. Ça reste alors une “machine” qui débite son information à coup de 140 caractères à la fois, mais on ne peut pas parler de véritable réseau. Dans un véritable réseau, les mots, les informations, les opinions, les discussions circulent dans les deux sens. Si tu veux bâtir un vrai réseau, implique toi, échange avec les gens, les êtres humains, sois toi-même, authentique, vrai, point final. Alors pour une entreprise, ça peut vouloir dire que la personne responsable de la communication aux réseaux s’implique plus, en défendant bien sûr la ligne de pensée de son entreprise, oui, mais il faut alors qu’elle y croie, qu’elle y adhère et qu’elle s’implique en tant que personne humaine, qui échange avec d’autres humains. J’ai déjà croisé sur les réseaux de telles personnes, mais pas en si grand nombre que ça, parmi les gens de communications !

Pour en revenir à Jean Lapierre, en terminant, je dirais que sa façon de faire réseau, sa façon d’être en réseau est que, finalement, l’homme était réseau. Être réseau tout court. Personnellement, j’en retire une sorte de “modèle” que j’apprends à connaître à titre posthume (je n’ai malheureusement jamais rencontré ce personnage qui n’en était pas un, parce que vrai en tout temps), et qui me montre que, finalement, je pense avoir choisi la bonne route en privilégiant constamment le contact humain avant toute chose, sur les réseaux sociaux comme dans la vraie vie.

P.S.: Mes sympathies aux gens de la famille Lapierre qui restent, ainsi qu’à ses (nombreux) amis…

#Clair2016 — Le plein d’énergie !

Lab-4Ça faisait 2 ans que je n’étais pas allé à Clair, au CAHM, comme en fait foi mon dernier billet, écrit ici il y a presque UN AN déjà !

Ça faisait un bout que j’étais en panne d’écriture aussi, faut croire… De là à conclure que Clair inspire, il n’y a qu’un pas… que je franchis allègrement 🙂

Avec l’automne qu’on a connu, où la morosité austère fut reine de tous les jours, pendant lesquels on pouvait déprimer souvent-longtemps-énormément sur nos conditions de travail et autres salaires à la hausse plus qu’infinitésimale, avec cet automne, donc, le niveau d’énergie était en baisse constante, de façon directement proportionnelle !

Alors depuis le retour des Fêtes, je ressentais encore plus fort un besoin urgent de recharger mes batteries, de retrouver mes motivations pédagogiques. En attendant Clair2016, je “roulais sur le radar” mes petits projets (ceux que j’appelle comme tels, à tout le moins). Comme quelqu’un en attente d’illumination. Comme quelqu’un en attente de motivation à créer. Comme quelqu’un en attente tout court. Comme quelqu’un qui survit, pédagogiquement, plutôt que de vivre (et faire vivre) !

Comme j’étais allé à Clair assez souvent malgré tout (2010, 2011, 2012 et 2014 — manqué 2 éditions, donc, 2013 et 2015), je savais que la rencontre allait répondre à mes attentes ! J’avais hâte de voir le labo créatif implanté en 2014 et visité par les gens présents à Clair2015, j’avais hâte d’entendre les conférences des gens que nous avions choisis, nous les membres du comité de programmation (Une équipe dont je suis très fier et honoré de faire partie). Mais surtout, j’avais hâte de retrouver ces gens qui m’inspirent (souvent et régulièrement via Twitter et mes autres réseaux), de les voir ou revoir avec un immense plaisir, et ce, en personne ! (Catherine Lapointe, qui en fait partie, en a fait une liste partielle que vous retrouvez dans son billet – retour sur Clair2016).

Clair, c’est devenu au fil des ans mon incubateur à idées, mes retrouvailles dans mon compte Twitter qui compte beaucoup de ces gens qui ont le don d’être des motivateurs. Ces gens, ces humains, avec qui on échange, avec qui on partage bien plus que des trucs ou des “apps”, avec qui on co-construit et avec qui on vit notre pédagogie et nos apprentissages, ces gens grâce à qui on arrive à faire apprendre nos élèves, à devenir un catalyseur, une bougie d’allumage (bon, vlà-ti pas que j’arrive dans le thème “flamboyant” du billet de @catlap78, là 😉 )

Clair, c’est ça : de l’inspiration à l’état pur, le tout enrobé d’humour, de plaisir, d’apprentissages multiples* qu’on décante tranquillement, et qui nous redonnent le goût de refaire le monde, pas juste en théorie, mais AVEC tous ces collègues qu’on côtoie en personne et/ou sur les réseaux, AVEC tous nos élèves aussi, qui sont notre première raison d’être.

Être. Ensemble. Apprendre. Et bâtir. L’avenir. Humain!

Voilà !

P.S.: Autre chose qu’on constate : l’évolution des éditions de Clair20XX : on a dit “de la technologie à la pédagogie… à l’être humain” ! (Billet de Roberto Gauvin à relire)

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*Ces apprentissages multiples, les discussions que nous avons eues, sur place ou en voiture pendant le trajet, tout ça pourra éventuellement faire l’objet de billets futurs ! Alors il me faudra trouver un peu de temps perdu à rabouter pour pouvoir les écrire ! À suivre !

En attendant, allez voir les traces de Clair2016. Cette page se bonifie constamment ces temps-ci !

Quelques images prises ici et là pendant le colloque, en ordre à peu près chrono : les autres se retrouvent sur le compte Flickr de Clair.

 

Conférence d’ouverture de Benoit Petit

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…conférence qui s’est terminée dans la fête, Benoit célébrant son anniversaire le jour même 🙂

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Musique d’ambiance avec Bruno-Jacques Pelletier et sa merveilleuse 10 cordes !

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Musique à l’honneur avec des élèves du CAHM :

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Des élèves en action le vendredi avant-midi :

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Acadiepédia : une radio par des jeunes.

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Même Christophe Batier, qui rêvait de revenir cette année, a trouvé le moyen de faire acte de présence grâce au robot de téléprésence du CAHM. On l’a même vêtu.

Batier

Musique au violon, pendant le souper brayon avec des ployes !

Violon

Conférence principale du vendredi soir avec Biz, que j’avais l’honneur de présenter.

Biz

Première conférence du samedi avec Thérèse Laferrière :

ThereseL-Fracture

2e conférence : Yves Doucet :

YvesDoucet

ANECDOTE : Quand Jacques Cool manque d’essence pour retourner à l’hôtel, le jeudi soir 😉 Merci à Willie Corriveau, bon samaritain par excellence !

DepanneurGaz

 

Roberto présente le nuage de mots programmé par Patrick Drouin à Montréal. Voyez les mots clés au centre de nos tweets.NuagePatDrouin

Roberto, chef d’orchestre depuis 2010. Leader visionnaire et inspirant qui nous pousse à nous surpasser. (Et qui s’est surpassé lui-même à travers tous ces projets et ces idées !)

Roberto