Comédie musicale GREASE – à De Rochebelle

Samedi soir, le 28 avril dernier, je suis allé voir la dernière de 3 représentations données en 2 jours par des élèves de mon école. Cette année, les élèves montaient Grease, comédie musicale bien connue de plusieurs… principalement à cause du film sorti en 1978, mettant en vedette Olivia Newton-John et John Travolta.

Depuis plusieurs années, Mélissa Tardif monte une comédie musicale d’envergure chaque année avec des élèves de l’école. Chaque fois, nous avons droit à des prestations de grande qualité de la part des nombreux jeunes impliqués dans ce projet. Cette année ne faisait pas exception à la règle.

Pour Grease, Mélissa voulait innover en dotant la troupe de véritables musiciens au lieu des bandes sonores habituellement utilisées. Ayant été invité à faire partie de ce groupe de musiciens, j’ai dû finalement décliner pour diverses raisons… Mais je tenais beaucoup à aller voir le spectacle qui s’annonçait, comme toujours, haut en couleurs.

Et je ne fus pas déçu. Tout d’abord, pour le musicien que je suis, il y avait un orchestre complet : batterie, basse, guitare et clavier ainsi qu’une section complète de cuivres, un choix judicieux compte tenu du répertoire musical de cette comédie. Et les musiciens ont été excellents tout au long du spectacle : ça sonnait bien, en harmonie et en synchronisme (En jargon de musicien, on dit ici “Ça jouait bien tight” !). Bravo ici à 3 anciens élèves (Marc-Antoine Bouchard à la guitare, Geneviève Nadeau au piano, Félix-Antoine Gélineau à la basse), ainsi qu’à la solide section de cuivres (Benoit Grenier, trombone, Denis Pichette, trompette, Georges Roy, saxophone) et au batteur Pierre Denis.

Ensuite, un autre aspect que j’ai remarqué un peu plus à cette édition-ci des comédies musicales de la troupe Caph-ART-naüm, ce sont les émotions souvent bien véhiculées par les comédiens, au point où on nous les faisait vivre, il me semble, plus intensément que d’habitude. Je pense ici, par exemple, à Sandy (jouée par Constance Malenfant), dans la pièce Hopelessly devoted to you. Il faut dire que cette chanson-là possède au départ une musique qui transmet bien les émotions du texte, ce qui n’enlève absolument rien à la performance de Constance, bien au contraire, car elle a su rendre la mélodie pour qu’elle véhicule les émotions appropriées :-) ! Olivier Nadeau, dans le rôle de Danny, était très bon également.

Une autre chanson que j’ai remarquée (impossible de faire autrement !) est celle que nous a magistralement interprétée Mélissa Tardif, dans le rôle de Viola. Je connaissais déjà un peu les talents de Mélissa en chant, mais je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre se payer la traite ainsi dans une interprétation remarquable, et le mot me semble faible, tellement le public en avait le souffle coupé à la fin de la prestation. Bra-vo pour ce Retourne à l’école (titre de la chanson, version française) :-)

Évidemment, il me fait toujours plaisir, en pareilles occasions, de voir à l’oeuvre dans un contexte artistique certains de mes élèves (je pense à l’énergique Charlie dans le rôle de Sonny, un des membres des T-Birds, et aussi à Félix qui faisait partie de plusieurs chorégraphies), mais aussi de plusieurs anciens élèves. Toujours plaisant de vous revoir, sur scène cette fois.

Parlant des chorégraphies, celles de cette année, sous la direction de Cassandre Bois et de Allyson Lagueux-Genois, ont le mérite d’avoir poussé encore plus loin le niveau d’excellence requis pour l’an prochain. Quelle variété, quelle efficacité et esthétique visuelles, quelle intégration soignée à l’ensemble de la comédie musicale !

Pendant la pièce, je me faisais une réflexion à propos du casting, que je trouvais vraiment excellent ! J’ai finalement su, lors du mot de Mélissa à la toute fin qu’elle avait pressenti le rôle de Danny il y a 5 ans, alors qu’il faisait ses débuts, en 1re secondaire, dans la comédie musicale d’alors ! Mélissa, tu as l’oeil, on ne peut le nier !

Une mention spéciale ici aux 2 comédiens principaux dont j’ai parlé ci-dessus, ainsi qu’à leurs groupes d’amis respectifs : les Pink* et les T-Birds* (Noms mentionnés plus bas)

Cette année encore, les décors étaient fabuleux : quelqu’un dans la foule m’a dit «aussi spectaculaires que ceux de Chicago», présentée en 2007. L’idée de placer les musiciens (et le poste de radio) au-dessus de la scène des acteurs permettait de tout voir sans pour autant nuire à la présence scénique des acteurs au premier niveau, là où le principal de la pièce se passe. Idée géniale ! Une mention spéciale pour la voiture, une sorte de réplique de la Ford 1948 utilisée dans le film, voiture conçue par Catherine Perreault pour la pièce.

En terminant, bravo à tous, élèves comme collègues impliqués et les autres (J’ai déjà nommé quelques personnes et je pense ici aux 4 comédiens présents depuis 5 ans, mais aussi à toute la troupe). Encore une fois, une magnifique présentation digne de Broadway ou presque ! :-)

NOTE :

Les Pinks : Laureline Lasserre (Marty), Victoria D’Anjou (Rizzo), Mathilde Fleury-Dufour (Frenchie) et Jade Boily (Jan)

Les T-Birds : Charlie Cameron-Verge (Sonny), Julien Emond-Choquette (Doodie), Olivier Foy (Kenickie), Eudes-Arnaud Laroche-Francoeur (Putzie)

 

Le rôle des médias en éducation

Jeudi dernier, dans le cadre du colloque du CTREQ, j’étais invité à participer au «Bar des sciences», une discussion, sur le rôle des médias en éducation.

Pour cet évènement, étaient invitées quelques bonnes pointures, provenant des médias (traditionnels, faut-il le préciser), du milieu universitaire et du monde syndical en éducation. Il y avait donc André Chouinard, animateur et réalisateur radio à la société Radio-Canada (SRC), Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’Actualité, Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d’études sur les médias de l’Université Laval, Pierre-Paul Noreau, directeur de l’Éditorial au journal Le Soleil (à Québec), Réjean Parent, président de la CSQ (la centrale syndicale regroupant une grande partie des enseignants au Québec (sauf ceux de la région de Montréal) et, pour terminer, Sylvie Viola, professeur au département d’éducation et pédagogie et directrice du programme EPEP à l’UQAM et coauteure du Manifeste pour une école compétente.

Tout ce beau monde avait 5 minutes chacun pour nous présenter leur vision du rôle des médias en éducation ou pour nous rendre compte de ce qu’ils font dans ce domaine, dans leurs médias respectifs.

Monsieur Giroux a commencé par nous présenter quelques tableaux, résultats d’une étude qu’il a faite à propos des médias. Ainsi, on y apprend que l’éducation, dans les médias de masse, est un “petit” sujet, loin derrière le sport, la politique ou la météo (sujet de conversation de prédilection au Québec, question de variation constante de climat, sans doute !), par exemple. On y a aussi appris que les nouveaux médias ou médias sociaux sont utilisés pour s’informer par environ 30 % des jeunes (moins de 35 ans) et par 15 % des plus vieux… Une moyenne de 20%, donc, mais en constante augmentation.

Par la suite, monsieur Noreau nous a mentionné qu’un journal, c’est une “business” et que son but est de faire des profits, d’où le fait que l’éducation, un sujet moins vendeur, occupe une petite place dans son journal, et souvent, on en parle quand ça va moins bien car meilleur vendeur à ce moment. À son journal (comme à certains autres), on a toutefois pris la peine de dédier un journaliste attitré et une éditorialiste (Brigitte Breton) écrit régulièrement des articles sur l’éducation.

Madame Beaulieu a enchainé avec une comparaison entre les médias traditionnels et les médias sociaux qui sapent des revenus précieux… À un moment donné, je me demandais presque si nous assistions à une série d’invectives destinées aux éducateurs qui «font pas ci» et «font trop ça», qui critiquent trop le fameux (ou l’infâme) palmarès des écoles de sa revue, bref, j’avais une première impression (désagréable, il va sans dire) me laissant croire que les éducateurs sont responsables des déboires ou des difficultés financières des médias traditionnels !… (Finalement, plus tard, je me rendrai heureusement compte que le comportement de type «hérisson sur la défensive qui pique à tous vents» était en fait une sorte de provocation destinée à faire réagir : pour ma part, ça a très bien fonctionné : à partir de ce moment, je voulais parler, mais j’ai attendu une bonne demi-heure avant de prendre officiellement la parole…, question d”auto-modérer mes propos  ;-) !)

Réjean Parent a dit, à son tour de parole, que tous les médias ne traitent pas l’information avec la même objectivité, mentionnant au passage l’hyper-concentration d’une certaine presse qui véhicule ainsi plus aisément son idéologie au détriment d’un traitement moins “orienté” ou plus objectif… Là-dessus, je trouvais qu’il généralisait peut-être un peu trop (même si la tendance s’observe souvent), ayant moi-même déjà fait partie des pages de ces journaux à deux reprises ;-) (2009 et 2011), les journalistes ayant alors fait preuve de certaines nuances importantes concernant le sujet traité… Ceci dit, je suis d’accord pour dire que certains chroniqueurs de certains journaux tentent un peu trop, parfois, d’influencer ou même de «manipuler» l’opinion publique dans un sens ou dans l’autre en étalant ici et là des jugements parfois à l’emporte-pièce ou des arguments douteux…

Finalement, madame Viola nous a parlé de ce qui est abordé en didactique concernant l’éducation et les médias. (Peu d’informations à mentionner ici, puisque j’étais à préparer mon intervention… Quelqu’un pourra peut-être compléter en commentaires à ce billet, merci !)

Mon intervention :

Voici ici un résumé de mes propos, dans des mots sûrement un peu autres que ceux utilisés oralement lors de ma prise de parole, mais qui résument l’essentiel de ma pensée sur le sujet.

Après que certaines personnes soient intervenues pour se désoler, avec raison, du fait que les bons coups en éducation ne sont pas assez diffusés dans les médias (mais ce n’est pas vendeur la plupart du temps, selon l’argument «$», qui est le nerf de la guerre), après qu’on ait constaté que la désormais défunte (presque à 99%) Réforme en éducation au Québec ait été tellement mal diffusée dans les médias et «charriée de travers» moult fois (sûrement à cause du jargon dont les éducateurs abusent, selon madame Beaulieu (!), après qu’une enseignante ait mentionné que la crise actuelle à propos des frais de scolarité est une occasion hautement pédagogique de lier éducation et médias, etc., j’ai pris la parole pour dire en gros ceci…

Nous assistons actuellement, et ce, dans plusieurs domaines, à une fragmentation, un éclatement de la diffusion de l’information, autant dans les médias que partout ailleurs. La venue d’Internet est par contre incontournable et les médias traditionnels doivent apprendre à vivre avec cette réalité ou mourir, carrément. (Madame Beaulieu me fera ici part du virage site web de l’Actualité avec, entre autres, le blogue de Jean-François Lisée… qu’il faut payer à même les seuls revenus disponibles actuellement, soit l’argent de la version papier… — À cela, j’aurais voulu ajouter que la modification du modèle d’affaire semble ici inévitable à moyen terme…)

En même temps, nous constatons que les médias ont un formidable pouvoir sur l’opinion publique en général, puisqu’ils peuvent informer de «bonne» façon ce public avec des journalistes consciencieux et chevronnés tout comme ils peuvent aussi influencer ce public avec un nombre grandissant de chroniqueurs de toutes sortes sur divers sujets. Bref, les médias ont du pouvoir entre les mains : il n’en tient qu’à eux de l’utiliser à bon escient, dans un but encore plus éducatif qui ferait encore plus notre bonheur, à nous les éducateurs. Bref, ils peuvent aider le public à faire la différence entre information et opinion… et aussi aider à faire la différence entre ce qui est amplifié de ce qui ne l’est pas (Allusion ici à la formidable amplification que les médias sociaux créent ou occasionnent parfois !)

Ici, on a donc le dilemme de la poule et de l’oeuf : est-ce que les médias doivent donner aux gens exclusivement ce qu’ils veulent lire ou entendre ou bien si les médias doivent en quelque sorte “éduquer” l’opinion publique en soumettant les gens à de l’information la meilleure possible. Est-ce que les médias ne doivent servir que du format clip car plus de gens en demandent ou s’il doivent prendre les devants et offrir AUSSI de la profondeur pour que de plus en plus de gens apprennent à réfléchir avec toutes les variables d’un casse-tête lorsqu’on aborde un sujet plus complexe ou avec un plus grand nombre de variables ?

En même temps, face à cette pluralité des sources d’information, nous les éducateurs avons un pouvoir en quelque sorte, du moins un rôle à jouer, celui d’éduquer à la pensée critique et au jugement face à cette pluralité d’informations de toutes sortes, les crédibles et les autres…

Nous devons donc, médias et éducateurs, apprendre la collaboration, plutôt que la confrontation (À ce moment, devinez qui je regardais ? ;-)). Nous devons apprendre à travailler ensemble pour améliorer cette quête de l’information, pour susciter le besoin chez les gens de BIEN s’informer, pour à la limite, apprendre à rejeter ces jugements à l’emporte-pièce (qui font vendre, mais imbécillisent la population) et ces raccourcis intellectuels, etc. Mais parfois, qui dit «garder les gens ignorants» signifie «conserver son pouvoir», si petit soit-il (?)… J’ose espérer qu’on sorte de cette dynamique pour pouvoir aller de l’avant vers une meilleure réflexion collective :-)

Note 1 : À en juger par les commentaires recueillis à la suite de mon intervention, l’appel a été entendu ! Il nous reste tous à passer à l’action en ce sens !

Note 2 : Il m’a fait grand plaisir de revoir lors de cette discussion, certaines gens que je n’avais pas vu depuis trop longtemps. Je mentionne ici au passage Emmanuelle Erny-Newton, une passionnée d’éducation, de médias et de web, Vincent Tanguay, vice-président Québec, innovation et transfert au CEFRIO, Jean-Philippe Perreault (@jpperro sur Twitter) chargé de cours FTSR, Univ. Laval, et Frédéric Dufour, que j’ai pu croiser en personne pour la première fois, mais avec qui je dialogue sur Twitter et/ou SynapTIC à l’occasion, Véronique D’Amours et Hélène Rioux du CTREQ, sans oublier les vieux amis comme Nathalie Couzon du MELS, Annie Côté et Jean-Yves Fréchette (Twittérature) et Jessy Rodrigue, croisée elle aussi en personne pour la première fois.

Radio-Canada — Site internet non fonctionnel — inscription

MISE À JOUR : 2012-04-20 – 12h00

Il semble bien que le problème que j’ai fini par suspecter soit bel et bien le bon, concernant mon cas uniquement (Je ne peux pas vérifier les autres problèmes mentionnés dans ce billet) : le problème en serait donc un d’incompatibilité avec UN navigateur, en l’occurrence, Safari pour Mac, ce qui rend le parallèle avec le site du RQAP évoqué plus loin d’autant plus pertinent. Comment peut-on, en 2012, ne pas être capables de développer des solutions multiplateformes ? MYSTÈRE ou lobby… Triste, en tout cas…

Je viens de tester avec Firefox sur Mac et j’ai réussi à inscrire… un commentaire. ENFIN ! Ceci dit, je n’ai JAMAIS rencontré, sur le site de Radio-Canada, un quelconque avis expliquant quels sont les navigateurs compatibles (Je répète, ça devrait être TOUS) avec leur mode de connexion alambiqué :-( !!!

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NOTE : ce billet contient une forte dose d’exutoire claviéresque à la suite de frustrations vécues de façon à n’y rien comprendre, tellement les informations données (ou pas, c’est selon) par les fenêtres de ce site ne nous aident pas du tout.

On tourne en rond sur internet à Radio-CanadaLe 2 mars dernier, j’ai essayé de m’inscrire au site Internet de Radio-Canada, afin de pouvoir entrer un commentaire sur le site d’une émission… La validation courriel confirmant mon inscription n’est jamais venue.

Devant cet état de fait, j’ai tenté de m’inscrire à nouveau, mais je fus alors obligé d’utiliser un autre identifiant, une autre adresse courriel, les premiers étant bloqués à la suite de ma première inscription avortée, faute de courriel de validation, et ce, sans que je ne puisse rien faire. Je devais découvrir par la suite qu’on peut effacer son inscription, mais pour cela, il faut… être inscrit !!! Misère :-(  Aussi pire que le site du RQAP de triste mémoire pour moi (voir ici aussi) !!! Alors va pour une deuxième inscription sous un autre identifiant et une autre adresse courriel : je ne peux rien faire d’autre. Cette fois-ci, la validation courriel est arrivée quelques minutes plus tard. Bravo !

Aujourd’hui, j’essaie de commenter sur le site d’une émission. En premier, je fus incapable d’entrer : je tournais en rond entre «Vous devez être connecté pour pouvoir commenter» et «Ouvrir une session (Là où j’entre mes informations)», avant de revenir à  «Vous devez être connecté pour pouvoir commenter» et ainsi de suite. EUH, que se passe-t-il ?

J’abandonne alors, après avoir perdu quelques précieuses minutes de mon temps morcelé en miettes comme pour tout professionnel en ce 21e siècle.

Après une brève pause diner, je me réessaie : on verra bien si ça fonctionne. Eh bien NON. Cette fois, je réussis à entrer mes données, mais (encore une fois) sans pouvoir faire en sorte que la case «Veuillez maintenir mon droit accès pendant deux semaines.» fonctionne. Je dois donc entrer chaque fois le tout à chaque essai infructueux. Décidément…

Je me connecte donc, MAIS, lorsque je viens pour entrer un commentaire dans la case qui est passée du grisé pâle au blanc, je dois cocher une autre case où il est question d’accepter que nos nom et prénom soient mentionnés. Pas de problème, je clique et puis… PLUS RIEN :-((( À part un obscur «Veuillez patienter» qui apparait (Voir image ci-dessous)

Capture écran - Commenter

Un temps passe… La rage monte… Les doigts veulent se délier sur le clavier… Je ne suis plus capable, je n’en peux plus et je vais exploser… A-t-on réussi à pondre quelque chose de plus imbécile que SilverLight, vous savez, le truc compliqué qui marche une fois sur deux dans la zone Audio-vidéo ? (Ne riez pas, je dois m’y reprendre 2 ou 3 fois, et me taper les mêmes pubs 2 ou 3 fois, avant de présenter un documentaire à mes élèves, par exemple.)

MAIS QUI EST cette équipe de… qui a conçu un système de connexion/inscription aussi alambiqué, non convivial, bogué, mal foutu, impossible à utiliser pour moi ? Il me semble pourtant que je ne suis pas le premier venu dans ce monde technologique ! Il me semble pourtant que j’ai une certaine expérience dans l’utilisation des réseaux.

Ce réseau qui veut former communauté (selon ce qu’on m’a dit de la volonté des dirigeants de la société) n’en est simplement pas un, avec des trucs aussi bogués. Je parlais récemment avec une autre utilisatrice qui me faisait part de ses bogues de connexion, elle aussi, sur le site de Radio-Canada. Sur une autre plateforme informatique (Problème que j’ai suspecté un moment donné…). Résultat, elle a abandonné, elle aussi.

Si la société Radio-Canada veut former communauté, qu’elle arrête de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui veulent se connecter et commenter. Qu’on oblige de mettre les nom et prénom, oui. Qu’on nous fasse SUBIR pareilles pertes de temps en pure perte (!) pour tenter de se connecter, NON MERCI ! Si on veut rejoindre les gens, on peut, que dis-je, on DOIT leur faciliter la vie. Je sais bien que le spam existe, mais là, on se prive d’interventions en compliquant inutilement les procédures ou en introduisant des bogues là où il ne devrait pas y en avoir. Y a-t-il quelqu’un qui a fait des tests ou pas ? J’en suis à me poser la question tellement le produit fini fait amateur au pluriel ! :-(

Et dites-vous, ceux qui se découragent à me lire, qu’avec les coupures récentes du gouvernement fédéral, ce pourrait être encore pire dans un proche avenir, à moins qu’on n’investisse dans des solutions plus SIMPLES et moins chères (Car bizarrement, tout à coup, —mais ça doit être mon état d’âme présentement, rien de plus— j’ai peur que ce système à moitié non fonctionnel en soit un qui a couté un bras et demi à notre société d’état… J’espère que je me trompe, mais pourquoi je doute ?)

Rencontre nationale des gestionnaires en éducation… et Twitter

Cette semaine, se tenait la Rencontre nationale des gestionnaires en éducation du MELS (ministère de l’éducation au Québec), portant sur l’intégration des TIC en éducation au Québec. (Le site de la Rencontre nationale étant protégé par mot de passe, voici un lien vers le site où sont regroupées quelques diaporamas Slideshare utilisés…)

Cynthia Ouellette (@recitpi sur Twitter) a eu la brillante idée de rendre accessibles plusieurs sujets abordés lors de cette rencontre, plusieurs vidéos présentées aussi, en ouvrant le “canal” Twitter #TICqc où nous avons pu partager nos idées, nos projets, nos opinions, notre expertise, etc. Bref, où on a pu participer.

Il est évident que tous sur place n’avaient pas de compte Twitter, mais au moins certains écrits publiés lors de l’évènement ont pu ou pourront être lus et peuvent ainsi permettre à la réflexion (et l’action) de se poursuivre…

Fort de mes expériences de compilation de tweets depuis 2009, j’ai pris sur moi de monter un fichier regroupant tous les tweets publiés avec le mot-clé #TICqc lors de l’évènement.

Voici donc cette compilation en format PDF et TXT (texte seul), le PDF étant plus lourd (4,63 Mo ici), car il inclut les “avatars” (visages, pour la plupart) des participants via Twitter. Quant au fichier TXT, il permet, sans être lourd (338 Ko), d’effectuer des recherches par mots-clés plus rapidement.

Le fichier PDF est ici.

Le fichier TXT est ici.

Les cellulaires à l’école… et quoi encore ?

Ce billet se veut la suite du précédent, dans lequel il est question de la discussion que j’ai menée avec mes élèves au sujet des cellulaires à l’école.

Mise en contexte : le vendredi 2 mars 2012, à la suite d’une invitation de la recherchiste de l’émission Maisonneuve en direct, Gabrielle Cimon, à me joindre au débat ressorti ce jour-là par le texte de Chantal Potvin, une enseignante désespérée par la prolifération des cellulaires dans notre société, particulièrement à l’école, j’ai finalement décidé de mener une discussion avec le groupe d’élève avec lequel j’avais un cours lors de cette période-là et de faire parvenir les propos des élèves à madame Cimon par courriel, vu que je ne pouvais être présent par téléphone pendant l’émission. Des phrases de mes élèves ont été lues en direct. On retrouve l’intégralité du texte des élèves et le mien dans le billet précédent.

De plus, le 22 mars dernier, je prenais connaissance d’un autre texte où il est encore question d’enseignants frustrés par la prolifération du cellulaire… Soupirs ! Et je ne parle pas du désormais “célèbre” pourrisseur du web qui nous fait part de ses pièges aux élèves ici et qui fait réagir grandement (1, 2, 3, 4 (compilation de réactions), 5, 6, etc.)

Maintenant, voici mon opinion sur le sujet des cellulaires et des technologies en général à l’école.

Comme l’électricité au 20e siècle a apporté une accélération formidable de la vie quotidienne en général, les technologies d’aujourd’hui (particulièrement les réseaux sociaux) apportent une formidable amplification des comportements (disait André Caron à l’émission Maisonneuve en direct du 2 mars), les bons comme les mauvais (ajouté-je). Il faut donc éduquer à cette amplification et aux comportements socialement reconnus comme bons et mauvais, comme toute société de chaque époque a toujours dû éduquer ses jeunes (et moins jeunes qui s’égarent parfois!). Donc aujourd’hui, il faut éduquer au numérique, ET ÇA PRESSE !…

Personne aujourd’hui ne voudrait abolir l’électricité, cela semble être une évidence, sauf peut-être pour quelques groupes marginaux désirant vivre en … marge de la société, justement. Probablement que personne demain ne voudra abolir les cellulaires non plus, ou les autres appareils mobiles. Nous sommes toujours dans une époque transitoire par rapport aux technologies qui émergent… Il est donc normal, pour un temps, de retrouver ce genre d’attitudes ou de comportements de la part des gens qui disent que «c’était bien mieux avant, dans l’ancien temps, etc.» (L’école a aussi vécu ça avec l’arrivée de l’ardoise, du style à bille, des transparents (acétates), de la vidéo, etc.) Mais ce genre de “raisonnement” ne peut faire qu’un temps, car la roue continue de tourner, la société d’avancer, et il faut bien finir un jour par prendre le taureau par les cornes, sinon nous aurons perdu énormément de temps et d’énergie à résister au changement qui finit par s’imposer de toute façon. Alors autant consacrer nos énergies tout de suite à définir ensemble ce qu’on veut faire des outils avant qu’on nous impose des usages, etc. Soyons pro-actifs !

(Évidemment, à propos de l’électricité ou autre inventions, je ne fais que déduire certaines choses ici, car je suis trop jeune pour me rappeler l’apparition du téléphone “ordinaire” ou l’avènement de l’électricité, cette chose étrange qui apportait avec elle bien des nouveaux appareils facilitant la vie quotidienne, etc. Suscitant parfois la crainte comme lors de l’apparition de l’automobile, etc.)

On peut poser la question autrement : peut-on vivre sans cellulaire ? Certains diront oui, pour encore un certain temps… On pourrait aussi se demander si on peut vivre sans électricité. Personne de sensé aujourd’hui, en 2012, pourrait dire oui. En même temps, comme je le disais ci-dessus, bien sûr qu’on peut vivre (ou survivre) sans électricité : la preuve, lors de pannes électriques, notre coeur continue de battre et on sort le petit poêle au butane ou son barbecue pour se faire un café ;-) ! Mais ce n’est pas ce que j’appelle vivre sans électricité de façon continue ou durable.

De plus, si on continue de pousser le raisonnement, on pourrait même se demander si on peut vivre sans agriculture ou sans élevage et ne survivre que de chasse, de pêche et de cueillette de fruits sauvages… comme il y a des milliers d’années. (OK, je l’admets, ça me tentait de charrier un tout petit peu, mais il y a quand même une partie potable à ce raisonnement poussé dans ses derniers retranchements ;-)

Rendu à cette limite, on se fera vite accuser d’utiliser un raisonnement tordu, que pour les cellulaires, ce n’est pas pareil, etc. Ce à quoi j’ai immédiatement envie de répondre : «Ah oui ? Ah bon !»

Je trouve personnellement que chaque époque apporte ses améliorations, ses innovations… et ses problèmes aussi, bien sûr. Jouer à l’autruche n’aidera en rien, d’un côté comme de l’autre… Je ne me souviens pas avoir vu une société entière renier son époque ou les technologies de son époque au point d’en bannir l’usage au grand complet. (Si cela s’est produit et que vous avez un exemple, dites-le-moi et je vous en remercierai.) Alors, me dis-je, autant faire avec et éduquer à un bon emploi de ces technologies, et ce, le plus rapidement possible afin, justement, d’éviter un trop grand nombre de dérives !

Pour ce qui est de l’école, je dis simplement ceci : une école qui nie l’existence des technologies, c’est une école hors de la société, mais qui souhaite pourtant éduquer les jeunes à la vie dans cette même société. Paradoxal, non ? De plus, l’école n’est plus ce sacro-saint sanctuaire du savoir, lieu exclusif où l’on s’abreuvait de connaissances… Oui, les profs ont encore des connaissances (je l’espère !), mais ils n’en ont plus le monopole. Peut-être que c’est vu comme une perte de pouvoir par certains et, comme toutes les pertes de pouvoirs, ça fait peur. Mais on pourrait aussi, comme enseignants, se demander sur quoi avons-nous encore du pouvoir et s’en servir, pour le bien de nos élèves (ne jamais l’oublier). Je crois sincèrement que nous avons du pouvoir sur les changements, que nous pouvons faire une différence si on sait saisir les opportunités. Mais pour cela, il faut être éveillé… et veiller, de cette veille active, sur le web et ailleurs.

Donc, les enseignants (tous) ont la responsabilité, dans cette société en évolution constante, de former les jeunes à un usage intelligent des TIC et de leur faire développer, en collaboration avec tous les acteurs (*), les compétences nécessaires pour ce faire. Pour éduquer aux technologies, on n’a pas à tout connaitre des détails techniques de ces outils technologiques, mais on a à repenser la pédagogie (et l’évaluation) en lien avec l’utilisation de ces technologies qui changent les façons de faire, les façons de créer du contenu, les façons d’interagir dans la société en général, etc.

(*) Les acteurs autres que les enseignants sont tous les secteurs reliés à l’enseignement, entre autres les services informatiques, qui doivent être au service (le mot le dit, non ?) de la pédagogie, qui doivent s’asseoir avec les pédagogues afin de répondre aux besoins (parfois criants dans certaines commissions scolaires), qui doivent être au centre d’un climat de collaboration, et non dans une tour d’ivoire obsédée par la sécurité uniquement comme on voit à certains endroits. Pour éduquer les jeunes, il faut un réseau ouvert, connecté au réel, et non un vase clos avec des murs ou des filtres à outrance. Et ça, les services informatiques commencent à le comprendre à certains endroits, selon moi.

 

En terminant, quelques objections en lien avec certains arguments souvent utilisés :

Les dépendances :

-Des esclaves de la télé, ça existe. Des esclaves de n’importe quelle technologie, ça existe. Il faut donc contrer ces esclavages, les prévenir le plus possible, tout en étant conscient des avantages des technologies.

L’enseignement vs les apprentissages :

-On entend trop souvent : «Mais on est dans un milieu d’enseignement». Ce à quoi je réponds : «Eh oui ! Et on n’est pas dans un milieu d’apprentissage et/ou de réussite…?» Qu’est-ce qui est le plus important ? Une fois que nous aurons répondu à cette question, on pourra avancer.

 

Bref, selon moi, OUVERTURE ET ÉDUCATION, plutôt qu’interdiction et censure.

 

P.S.: Il faut de plus être conscient que, de plus en plus, le sensationnalisme médiatique fausse (à divers degrés selon les situations) le débat plus souvent qu’à son tour. En effet, de plus en plus de médias, soucieux de leurs cotes d’écoute avant toute chose, tombent dans ce sensationnalisme qui se répand trop souvent comme une trainée de poudre, rognant chaque jour un peu plus d’objectivité à l’information pure. Évidemment, aucun de ces concepts n’existe à l’état pur à 100% dans la nature (humaine). L’information comme l’opinion et le sensationnalisme se partagent toujours un évènement comme des gens se partagent une tarte. Reste juste à savoir qui réussit à s’emparer de la plus grosse portion. Et ça, ça ferait tout un… débat :-) !!!

C’est un peu comme les politiciens qui vivent un peu trop d’après les sondages et les cotes, eux aussi… Trop souvent.

 

 
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