Encore quelques notes…

Décidément, mon rattrapage de fils RSS perdure et je manque de temps pour écrire convenablement : voilà pourquoi je me laisse quelques notes, publiques, que vous pouvez donc consulter. C’est aussi ça parfois, bloguer !

D’abord une discussion sur le journalisme citoyen, un concept voué à l’échec, selon les vrais journalistes, ceux de la Fédération des journalistes.

Il y a d’abord le billet de Philipp Schnobb, celui de Mario Asselin et celui de Renart L’Éveillé, que j’ai tous lus avec attention. J’ai réagi chez Renart avec ceci :

La compensation à l’objectivité journalistique un peu perdue à cause des choix éditoriaux (et marketing), c’est un angle très intéressant pour aborder ce sujet !

Il est certain que la catégorie “blogueur” est trop large. Elle embrasse autant le blogueur qui publie sa vie en long et en large (parfois plus) que le blogueur qui réfléchit tout haut sur une question sociale importante, qui dénonce un phénomène quelconque, qui explique, de l’intérieur, une réalité propre à son champ d’action professionnelle. Est-ce là du journalisme, je ne sais trop… Mais c’est quoi cette manie des journalistes à toujours vouloir avoir le monopole de LA vérité ?

D’accord, je “varlope” un peu dans ma question, mais il est clair que j’ai déjà eu affaire à au moins un ou deux journalistes qui ont fait preuve d’un chatouillement extrêmement sensible aussitôt qu’on questionne un tant osit peu l’objectivité journalistique parfois si “galvaudée” de nos jours par certains professionnels de l’«information»…

De plus, la manie qu’a l’humain de tout catégoriser en tentant de littéralement enfermer toute réalité dans une ou l’autre catégorie finit par m’exaspérer. Je sais bien que la catégorisation favorise la compréhension de phénomènes complexes, mais il y a des limites à sectariser. Alors pourquoi ne pourrait-il pas y avoir plusieurs types de journalismes ? C’est la question que je finis par me poser à la suite de mes lectures d’aujourd’hui.

Tiens… une analogie me vient à l’esprit : il y a des musiciens professionnels (et parmi eux, plusieurs catégories de musiciens : classique, rock, etc.). Il y a aussi des musiciens amateurs, et parmi eux, certains, mais pas tous, sont très bons, mais sans être définis comme professionnels, totu simplement. Bon OK, les musiciens ne sont pas soumis à un code d’éthique, mais il reste que l’analogie fait ressortir les “excès” (le mot est …excessif) de la catégorisation.

Voilà donc le fond de ma pensée du moment sur ce sujet. Peu importe les terminologies, il restera que l’évolution des métiers et professions fait en sorte qu’ils se modifient au fil du temps, c’est inévitable. L’enseignement n’y échappe pas non plus, tout comme la société dans laquelle on vit en général. Reste à déterminer comment on “encadre” ces changements ou comment on les laisse s’exprimer dans le temps : that is THE question !

L'Humain, un document indexable ?

Découvert chez Florence, ce texte d’Olivier Ertzscheld est à lire absolument pour quiconque se questionne un tant soit peu sur l’indexation des documents du web.

Quelques extraits choisis rapidement : (Une lecture complète s’impose quand même, ne serait-ce que pour la contextualisation historique de l’indexation web…)

De plus en plus de sites de réseaux sociaux « ouvrent » l’immense catalogue des individualités humaines qui les composent à l’indexation par les moteurs de recherche. Ce qui pose nécessairement la question de la pertinence des profils humains. Une question qui n’en est encore qu’à ses balbutiements mais dont l’étendue des problèmes posés peut à juste titre faire frémir.

Que beaucoup d’utilisateurs “entrent” dans ces réseaux sociaux sous la forme de pseudonymats (pseudonymes masquant l’identité réelle) ou d’avatars, s’inventant ainsi des identités parfois ludiques, parfois recomposées, parfois mensongères, souvent idéalisées, toujours fragmentaires.

La politique de confidentialité des sites récoltant ces informations, généralement de manière librement consentie, a déjà fait l’objet de nombreuses critiques, mobilisant institutions et associations sur le créneau de la défense d’un droit à l’oubli numérique.

La question qui se pose donc aujourd’hui est celle du caractère indexable de l’être humain. Celle de savoir si l’Homme est, ou non, un document comme les autres.

L’urgence de cette question en appelle une autre : celle du pourquoi ? Les documents, les mots-clés ont acquis une dimension marchande. Ils se vendent et s’achètent sur la grande place de marché d’Internet, que régule pour une large part le seul moteur Google. Nos traces identitaires numériques seront-elles demain également marchandisables ? Bienvenue dans le World Life Web.

Censure radio-canadienne…

Un blogueur que j’apprécie principalement pour ses tableaux parfois inusités s’est fait menacer de poursuite par la SRC, car le monsieur en question plaçait parfois des extraits vidéo provenant de la société d’état. Pourtant, quand on place une image ou une séquence vidéo, il me semble qu’il y a automatiquement un lien vers la source elle-même du fichier. Une forme de citation rendant plus ou moins directement hommage aux propos tenus ou à l’organisme qui héberge la séquence, etc.

Bien entendu, l’argument légèrement fallacieux disant que la SRC, c’est nous, puisque nous payons des taxes, et que nous pouvons faire ce qu’on veut avec ce qui nous appartient, m’apparaît un peu faible ici.
Ceci ne veut pas dire que je sois d’accord avec la SRC dans ce cas-ci, bien au contraire !

Tout cela résonne à mes oreilles comme une forme de menace et de censure démontrant bien peu d’ouverture d’esprit. Je cite parfois des bouts d’émissions de la SRC, en mettant des hyperliens vers le site de telle ou telle émission. Bien sûr, je ne place pas de séquence vidéo, car la SRC jalouse dangereusement son matériel en ne permettant pas d’office une fonction du genre “embed” qu’on retrouve ailleurs (pas dans les médias traditionnels, il est vrai)…

La SRC, sur ses blogues, interdit aussi toute forme d’hyperliens. On ne peut, par exemple, dans un commentaire, mettre un hyperlien vers un autre article ou un autre texte. Dommage, car on se prive ainsi d’éléments qui pourraient agrémenter une vraie discussion.

Au lieu de la compétition (saine dans les sports quand ils ne sont pas “dopés”), le web devrait continuer d’encourager la collaboration sous toutes ces formes ! Mais ça, les médias traditionnels ont bien de la difficulté à s’en rendre compte, trop pris (ou pognés) dans leurs schèmes de pensée pré-web… L’ouverture au web n’est-elle donc qu’apparente ?

Une autre utilité de Facebook…

Le renard Roux m’a fait découvrir plus tôt cette semaine une autre utilité de Facebook : il a eu un feedback très positif de la part d’un ancien élève qui, autrement, ne lui aurait probablement pas communiqué cette bonne nouvelle.

Bien sûr, ces temps-ci, je parle peut-être souvent de ce phénomène qui, pense-t-on, marque tout le monde… Pourtant, cet après-midi, juste pour faire un sondage rapide, j’ai demandé à un groupe d’élèves de 3e secondaire qui était sur Facebook : seulement 3 élèves ont levé la main. Ou bien ils sont drôlement pudiques avec moi (ce qui serait assez surprenant) ou bien (plutôt) peu semblent attirés (du moins jusqu’à maintenant) par ce phénomène. Ils auront bien le temps de changer d’idée… peut-être ! Mais rien n’est moins sûr. Enfin, on verra.

Quant à moi, un de mes anciens élèves m’a récemment suggéré de faire le saut, question de voir de l’intérieur. Ce que je ferai vraisemblablement, probablement, … Enfin, on verra 😉

Alors Facebook n’est pas seulement profondément inutile comme certains l’ont constaté (ce qui n’est pas mauvais : c’est inutile, pour eux, simplement, c’est tout). Facebook possède aussi ses utilités, même si beaucoup de ce qui y est échangé est plutôt superficiel ou peu profond (La mesure de la popularité au NOMBRE d’amis en est un exemple flagrant!). On peut avoir du plaisir dans la vie, car sinon, la vie est plate ! Alors si ça fait plaisir à certains, tant mieux ! Les autres trouvent leur plaisir ailleurs simplement.

Par contre, rien n’empêche (je dirais presque que c’est une obligation) la prudence élémentaire dont on a parlé entre autres ici et (Voir aussi ici et ici!)

(Je devrais peut-être faire une nouvelle catégorie Facebook ;-))