Sauce et illusion d'optique

Aucun lien entre les deux noms du titre !

En attendant de publier un billet dit “sérieux” en préparation entre quelques neurones, voici quelques images…

D’abord celle de la sauce dûment complétée, prête à servir ou presque. Mmmm !


Ensuite, depuis quelques jours, un nouvel appareil a poussé au salon. Quand je passe et que je vois, dans mon champ de vision ce truc (flou parce que hors zone centrale de l’oeil…),

mon cerveau décode ceci

au lieu de cela !

Contrôle et éclairage

C’est connu, la Chine exerce un très grand contrôle sur à peu près tout, même si elle s’ouvre de plus en plus au monde extérieur.

Pour les Olympiques, rien ne fait exception à cette règle d’or, pas seulement connue de la Chine, d’ailleurs.

D’abord, on a eu droit à du lipsync, lors de la cérémonie d’ouverture. La chanteuse (la vraie, celle qui… chantait) avait trop l’air d’un pichou pour la montrer en public, parait-il. Ça a donné une excellente caricature chez Ygreck 🙂 Je ne sais pas si c’est par déformation professionnelle de musicien, mais pendant la cérémonie, quand la petite mimeuse est venue faire son numéro, je me disais que ça faisait bizarre : soit un décalage voix-image, soit du lipsync. Bref, les Chinois n’ont pas complètement trompé tout le monde avec leur belle image préfabriquée pour la circonstance.

Par la suite, on a eu droit aux plus belles divagations : il parait que les Chinois savent comment contrôler les nuages et qu’ils envoient des produits chimiques pour empêcher les nuages de laisser tomber leurs gouttes de pluie. Si ça avait été vrai, le Québec au grand complet leur aurait acheté la recette pour cet été… et, de plus, il n’aurait pas plu un ou deux jour sur Pékin, forçant même certaines compétitions à être reportées… Ou bien, peut-être que les Chinois ne maîtrisent pas parfaitement le processus, ce qui n’aurait rien de surprenant : contrôler Mère Nature est parfois ou souvent impossible, tout de même…

Là où les Chinois ont démontré leur expertise, c’est pour l’éclairage des édifice. Alors là, chapeau ! C’est vraiment beau. La piscine-cube d’eau et le stade-nid d’oiseau en sont les plus beaux exemples. Voyez plutôt :




Avouons que c’est pas mal mieux que l’éclairage du pont de Québec, une aventure complètement ratée où le résultat, malgré les trop nombreux milliers (ou plus) de dollars ont été convertis en quelques lampes de poches disséminées dans quelques poutres que l’on ne voit pas, peu importe l’angle sous lequel on se place. Vivement, que quelqu’un aille chercher l’expertise des Chinois pour arranger un peu mieux le tout 😉

Sur ces deux photos, le résultat est ce qu’on peut vraiment voir de mieux. Mais, personellement, je ne suis jamais tombé sur une météo qui permettait de voir sous cet angle : la majorité du temps, le réultat est fade et plus ou moins beau…


La question à 100$, maintenant : est-ce qu les Chinois contrôlent tant que ça ? Probablement que oui. Mais ils sont loin d’être les seuls. Nos politiciens, qui vivent au rythme de la sacro-sainte image fabriquée par leurs armées de conseillers, tentent eux aussi de contrôler le moindre mot dans chaque discours, la moindre image d’eux prise ici et là, etc. Contrôler ce qu’on veut que les autres pensent de nous n’est pas un monopole chinois. Il faut en être conscient et se le rappeler de temps en temps !

Pêche et environnement sauvage :-)

Superbe cocktail vacances à savourer au moins une fois par année, le secteur de la rivière Péribonka appelé la Vallée de la Péribonka vaut la peine d’être vu et parcouru pour qui aime la nature sauvage, et ce, malgré les vestiges d’une activité forestière, qui a passablement modifié le lit de la rivière (on a un peu refait depuis), et d’une activité hydro-électrique qui a aménagé des lacs-réservoirs sur le tracé de la rivière, d’où le découpage en secteurs… entre les barrages construits depuis quelques dizaines d’années.

Depuis quelque 3 ans, on s’est affairé à baliser la rivière, parsemée de hauts-fonds parfois sablonneux, quelquefois rocheux, on a commencé à aménager des endroits pour la mise à l’eau des embarcations, on a publié un guide fort intéressant – à ne pas lire en naviguant par contre! -, et on se propose d’installer éventuellement quelques équipements de base là où on fait actuellement du camping sauvage sans aucune installation : camping qui est agréable selon moi, mais ce n’est pas l’avis de tous. (C’est que je suis du genre à détester profondément les campings où on s’entasse comme lorsqu’on vit en ville, mais sans l’isolation des murs ! Le camping devrait n’exister que pour profiter de nos grands espaces :-))

Voici donc quelques photos prises lors de ce voyage de 2008, 3e édition pour moi, mais la xième pour le reste du groupe, plus restreint cette année : 5 personnes et 3 embarcations (chaloupes à moteur hors-bord) – d’habitude on est 9 ou 10 pour 5 ou 6 embarcations.

La rivière Péribonka et les nombreuses falaises qui la bordent.

L’immense évacuateur de crues du barrage Péribonka 4 (156 km du Lac St-Jean, si on suit le parcours de la rivière – plus de 100 km au Nord du Lac à vol d’oiseau), dont la construction n’était pas terminée à pareille date l’an passé.

La Péribonka est parsemée de baies où la chaloupe ne peut parfois pas aller, mais ce n’était pas un problème cette année avec un niveau d’eau plus élevé qu’à l’habitude (au moins 30 cm de plus, allez donc savoir pourquoi !!!)

C’est dans ces baies et dans les entrées de petites rivières affluentes que se cachent souvent le brochet, poisson abondant dans cette rivière.

Baie de la rivière Jolie, près de la borne no 46. J’y ai pris mon plus gros brochet à vie (Je ne suis pas très pêcheur, alors ma prise est une bonne prise, sans plus ;-))

Le voici donc, gardé au frais dans la rivière (après qu’il ait vécu une mort rapide : rassurez-vous) pendant que la chaloupe avance lentement.

Deux des trois ouananiches pêchées pendant le voyage par de meilleurs pêcheurs que moi 😉

Chutes de la rivière du Sault, situées presque en face de notre campement : borne no 62.

Le campement, dans un des endroits plus surélevés, contrairement à notre campement de l’an passé qui, lui, était situé sur le bout d’une des nombreuses îles de la Péribonka : zones plutôt inondées cette année à cause du niveau de l’eau.

Vue vers l’Ouest, à partir de notre campement.

Certains y auraient même vu ce mirage ! 🙂
Cette photo date de 2006 : nous avions campé au même endroit que cette année. Mais la météo était assez différente : voir ma photo d’alors !

Moulin à images

Après le spectacle de mardi dernier, l’occasion était trop belle de rester un peu plus longtemps sur le site d’Espace 400e et de voir la projection Le Moulin à images de Robert Lepage.

Évidemment, comme beaucoup l’ont dit avant moi, c’était absolument époustouflant. Juste la technologie derrière tout ça, pour permettre la fluidité des images projetées, après tout, que sur de vulgaires silos à grains (ceux de la Bunge), juste ça a quelque chose de phénoménal. La synchronisation des images et du son dans un environnement aussi vaste a de quoi impressionner. Bravo à toute l’équipe de Robert Lepage qui ont déployé toute leur ingéniosité afin de réaliser le chef-d’oeuvre qui a germé dans la tête de ce fameux créateur qu’est Lepage.

D’ailleurs, l’oeuvre, comme n’importe quel produit de l’imagination fertile d’un artiste, peut souvent être interprétée sur plusieurs niveaux. La fresque historique dont nous fait part Robert Lepage comporte de multiples éléments… pas nécessairement tous compris du premier coup, à moins de posséder un bagage culturel et historique hors du commun de nos jours*… Tout comme les silos de la Bunge qui se dressent sur une largeur de 600 m devant nous, l’oeuvre de Lepage embrasse large ! Il faut donc la revoir plus d’une fois, à mon avis.

Voici une photo de la scène avant l’événement, puis deux GIF animés de source malheureusement inconnue que quelqu’un m’a envoyé par courriel récemment.


Moulin a images 1
Cliquez sur l’image pour la voir dans son entièreté.

Moulin a images 2
Cliquez sur l’image pour la voir dans son entièreté.

Alors si vous n’avez pas encore vu cet événement, ne le manquez surtout pas : ça en vaut vraiment la peine.

*À ce propos, une version avec sous-titres explicatifs devrait être produite pour nos écoles…